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L’histoire des jeux vidéo : les années 1970

(Dernière mise à jour: 14 décembre 2020)

L’envie de jouer est vieille comme le monde. Elle est essentielle aux enfants afin qu’ils se préparent à la vie; pour les adultes, elle est un moyen de fuir un instant la réalité et de se divertir. À l’instar de presque tous les autres domaines, le jeu est entré dans le monde virtuel au cours des dernières décennies. En 2020, un tiers de la population mondiale consacre régulièrement du temps aux jeux vidéo, que ce soit sur téléphone portable, sur console ou sur ordinateur. Si les jeux vidéo ont commencé à remporter un triomphe dans les années 1970, leur origine remonte à vingt ans auparavant.

Le règne d’Atari

Face au succès de Pong, Magnavox, filiale de Philips, décide d’exploiter le projet initié par Ralph Bear et, en 1972, lance sur le marché sa console grand public Odyssey.

Magnavox Odyssey

Les jeux sont toujours conçus sur le principe de Pong et son prédécesseur.

En effet, durant la période de Noël, 100 000 exemplaires sont écoulés. Dans les années qui suivent, plus de 70 marques vont commercialiser des consoles domestiques dont Fairchild, National Semiconductor, RCA…, Syzygy, qui prend le nom d’Atari en 1973, et lance un an plus tard une version domestique de Pong.

En 1976, deux ans après l’invention de l’Altaïr, premier ordinateur personnel, Atari devenu propriété de Warner Communications, sort une seconde génération de consoles utilisant des cartouches interchangeables : l’Atari Video Computer System 2600 (prix d’achat de 150$) qui sera vendue à plus de 20 millions d’exemplaires dans le monde.

Pendant deux ans, cette plate-forme ne connaît aucun concurrent sérieux sur un marché qu’elle domine avec des jeux comme Pitfall, Pôle Position, Galaxian ou Breakout (premier jeu de casse briques 1974), créé par Steve Jobs, alors employé d’Atari et fondateur d’Apple avec Steve Wozniak en 1976.

Suite au rachat d’Atari par la société Warner, Nolan Bushnell, qui demeure président du conseil d’administration, souhaite projeter son entreprise sur le marché des ordinateurs personnels. Cependant, l’Atari 800 ne parviendra jamais à concurrencer l’Apple 2 qui bénéficie de développement plus nombreux en matière de logiciels.

D’autres sociétés comme Bally et Fairchild tentent d’imposer leur console Astrocade et Channel F.

Magnavox commercialise l’Odissey 2 à base de cartouches, en 1978. En Europe, la diffusion est assurée par Philips qui cède le brevet de fabrication à des partenaires (Radiola, Brandt, Saba…). La machine est rebaptisée Vidéopac ou Jet25. La même année Konami, société japonaise, entre sur le marché.
Mais les foyers restent sceptiques face à une offre abondante, des prix jugés élevés et des contenus insuffisants. Les ventes ne suivent pas. Le secteur des jeux vidéo connaît sa première crise.

1978 : L’arrivée salvatrice des Japonais sur le marché de l’édition de jeux

Trois jeux vont permettre de dynamiser le secteur. En premier lieu, Space Invaders (1978) du Japonais Taito disponible sur cabine arcade puis adapté sur la console VCS 2600. Le joueur pilote un vaisseau spatial se déplaçant horizontalement. Il doit éliminer des rangées de vaisseaux martiens en se protégeant derrière des remparts friables. Il s’agit du premier jeu véritablement animé, proposant l’enregistrement des meilleurs scores. La sortie du film de George Lucas « Star Wars » aidant, le jeu connaît un succès mondial immédiat.

Space Invaders inspire Atari qui lance Asteroïd, vendu à plus de 70 000 exemplaires dans les salles de jeux, puis Missile Command. À son tour Williams, un des trois fabricants de flippers, propose Defender.

En 1980, Mattel, fabriquant de jouets américain, lance un produit d’un nouveau genre, l’Intellivision. Cette console contient des jeux vidéos dont certains deviendront des hits (US Ski Team Skiing, Frog Bog ou Triple Action) mais peut aussi se transformer en ordinateur ou en atelier musical.

Après le succès orchestré par Taito, une autre firme japonaise fait une entrée fracassante sur le marché du jeu vidéo : Namco qui propose son titre Pac-Man, désigné homme de l’année en 1981 par le magazine Times. Le jeu est commercialisé par Bally dans les salles de jeux et par Atari en cartouche.

Il se déclinera par la suite, dans une variante féminine, Mrs. Pac-Man, en vue d’attirer le public féminin. Le héros, une boule jaune arborant une grande bouche, navigue dans un labyrinthe et doit avaler toutes les pilules qui se trouvent sur son chemin, en évitant de se faire manger par les fantômes qui le pourchassent.

Voici une liste non-exhaustive, non-ordonnée et purement subjective. Pour toute remarque, plainte, remerciement ou cadeaux (onéreux de préférence), contactez le département média de Pixels.

Space Invaders (1978) – Taito

Space Invaders (1978) – Taito
  • Genre : Shoot Them Up
  • Gameplay : Le joueur contrôle un canon au bas de l’écran qui doit détruire le plus d’aliens possible. Ceux-ci descendent en cadence en faisant des mouvements de gauche à droite. Il n’existe pas de fin à proprement parler, mais le game over survient lorsque les aliens atteignent le bas de l’écran ou détruisent notre canon avec leurs propres tirs. Il est possible de s’en protéger grâce à des remparts présents devant nous.
  • Innovations/récompenses : « Meilleur jeu d’arcade » (Guiness World Records), « jeu le plus influent de tous les temps » (The Times), « Jeu de l’année » (1st Arcade Awards).

Centipede (1980) – Atari

  • Genre : Shoot Them Up
  • Gameplay : Le joueur contrôle une sorte de « gnome » au bas Centide l’écran qui tire sur des mille pattes. Ceux-ci descendent vers nous dans un champ de champignons et sont composés de nombreuses petites parties et d’une tête. Si le joueur tire sur ladite tête, elle disparaît et le « bloc » d’après prend sa place. En revanche, s’il atteint le corps du mille pattes, celui-ci se divise en deux et il doit alors en affronter deux à la fois et ainsi de suite. D’autres ennemis représentent également une menace, comme des araignées, des scorpions ou encore des puces. Le game over survient lorsque le joueur est touché trop souvent par ces ennemis.
  • Innovations/récompenses : Un des premiers jeux à avoir été compétitivement joué. Son adaptation sur console sera nommée « Meilleur jeu d’action » (5th Arcade Awards) en 1984.
Centipede (1980) – Atari

Pac Man (1980) – Namco

Pac Man (1980) – Namco
  • Genre : LabyrinthePM
  • Gameplay : Le joueur contrôle un personnage sphérique jaune qui pour compléter un tableau doit le parcourir en mangeant toutes les petites billes s’y trouvant. Il existe aussi des bonus disséminés dans celui-ci permettant de rendre les ennemis, des fantômes, vulnérables à notre personnage. Le game over survient lorsque les fantômes réussissent à nous coincer et à nous toucher trop souvent avant la complétion d’un tableau.
  • Innovations/récompenses : Premier jeu labyrinthique et inspiration pour de nombreux développeurs, le level-design de nombreux jeux ayant été imaginé à partir de Pac-Man (Doom, Wolfenstein 3D). Il serait aussi à l’origine de l’apparition de bonus dans le monde vidéo-ludique. Titre de « Meilleur jeu d’arcade commercial » (2ndArcade Awards) en 1981.

Le graphisme et le scénario de ces jeux vidéo est basique. Ces derniers sont typiquement composés de plusieurs niveaux, au fil desquels le jeu devient de plus en plus difficile, et de systèmes de points. Les joueurs essaient de battre le score le plus élevé et ceux qui restent en tête des classements suscitent l’admiration. C’est ainsi que les jeux simples restent stimulants.

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